l'effets des fesses des femmes
Ducky Smokton /P.Barouh, F. lai



Quand on partait tard le matin
Quand on prenait l'périf urbain
A Mobylette
Nous étions quelques bons copains
Y'avait Bernard, y'avait Philippe
Y'avait Tonio, y'avait Braïm
Et puis Babette

On en pinçait tous pour elle
En voyant flotter ses dentelles
A Mobylette
Après plusieur canettes de bière
On a souvent connu l'enfert
Pour ne pas s'écrouler par terre
Devant Babette

Faut dire qu'elle y mettait du cœur
Petite fille de cambrioleur
A Mobylette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en se vantant
Tout les tapins environnant
A Mobylette





 

En approchant des HLM
On oubliait dans les poubelles
Nos Mobylettes
Et puis on fumait dans les caves
D'où s'dégageait une odeur suave
De vieilles ordures de déconglures
Et d'anisette

Et le soleil à l'horizon
Qui profilait sur le béton
Nos silouettes
On revenait nase et content
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être pas assez souvent
Contre Babette

Prendre furtivement son pied
Oublier qu'on avait tiré
Nos Mobylette
On se disait c'est pour demain
J'oserais, j'oserais demain
Puis on r'prendra l'périf urbain
A Mobylette

© Ducky Smokton 1991